Les ventes peuvent-elles être bloquées à cause des diagnostics immobiliers ?

  • il y a 5 mois
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Les ventes peuvent-elles être bloquées à cause des diagnostics immobiliers ?


Des diagnostics immobiliers à l’arrêt depuis le début du confinement

Depuis la mise en place du confinement, les diagnostics immobiliers pourtant obligatoires dans le cadre de la vente d’un bien, ont été suspendus. Yannick Ainouche explique que « dans le domaine du diagnostic immobilier, nous sommes d’abord contraints par le confinement sanitaire, et par la réquisition de nos masques qui ont été donnés aux personnels soignants. Cela nous met en difficulté dans le cadre du repérage amiante, et nous sommes confrontés à un risque de santé publique vis-à-vis de nos collaborateurs et de nos clients. Pour nous, c’est donc aujourd’hui inimaginable d’entrer dans une maison et d’être en contact avec des familles car le risque, que nos collaborateurs contaminent les clients ou que les clients contaminent nos collaborateurs, est trop important. Nous avons donc décidé d’interrompre totalement les missions de diagnostics et de cesser toute activité. » Sans compter que les notaires ont également suspendu leur activité, ce qui signifie que seuls les actes en cours peuvent donc être finalisés.

Une reprise de l’activité très prochaine

Les diagnostics immobiliers sont actuellement interrompus, mais Yannick Ainouche affirme qu’il est bel et bien possible de reprendre les activités sans risques. « Nous sommes en train de travailler sur des protocoles de reprise d’activité pour protéger tout le monde en tenant compte du Covid-19, avec des préventions des risques plus importantes. » Souhaitant qu’un maximum de diagnostics possibles soient effectués d’ici la fin du confinement, Yannick Ainouche précise que « dès la semaine prochaine, nous souhaitons retravailler en zone sans habitation. C’est-à-dire que tous les diagnostics prévus avant une vente ou une location et qui concernent dans des logements vides, pourront être effectués. »

Yannick Ainouche confie également qu’actuellement, les clients se font rares. « Les agences immobilières ont fermé leurs portes car elles ne peuvent plus accueillir de public. De plus, les acquéreurs potentiels ne veulent plus faire de visites de logements, et les vendeurs ne veulent plus accueillir de personnes chez eux. Les mesures de confinement excluent tout déplacement en dehors des situations bien définies, or la visite de bien pour une location ou un achat ne fait pas pas partie de ces situations. C’est donc une filière qui ne travaille que sur des actifs vides : nous allons pouvoir faire les diagnostics dans des logements vides, et les agents immobiliers vont pouvoir faire visiter des logements vides. »

Yannick Ainouche, PDG d’Ex’im.

« Il paraît très difficile de reprendre les diagnostics dans des logements occupés, les risques sont trop importants ».

Les diagnostiqueurs demandent à être dépistés

L’autre facteur permettant de reprendre les diagnostics, c’est le dépistage des professionnels amenés à intervenir dans des logements en vente. « Nous attendons des pouvoirs publics de pouvoir être testés rapidement. Les tests sont donc indispensables pour relancer l’activité ».

Les diagnostics : une filière qui met à l’arrêt le processus de vente

Si Yannick Ainouche souhaite mettre en place des mesures permettant de reprendre les diagnostics immobiliers, c’est également parce que les diagnostics constituent l’une des conditions principales pour pouvoir vendre un bien immobilier. « Par exemple sans DPE, une agence immobilière ne peut pas faire de publicité sur le bien en vente. » Tous les acteurs soutiennent donc la reprise des diagnostics et se mobilisent pour une reprise de l’activité, au moins partielle et sans risques. « A la sortie du confinement, les ventes pourront reprendre plus rapidement si les diagnostics ont été effectués sur un maximum de logements à vendre. »

« Notre métier est justement de prévenir les risques, et notamment les risques amiante, gaz, électricité, plomb et nous souhaitons intégrer les risques Covid-19 dans la prévention des risques logements, en faisant en sorte que lorsqu’un agent immobilier passe derrière nous, il n’y ait aucun risque de transmission ».

Yannick Ainouche, PDG d’Ex’im France.



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