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Une maison années 30 repensée avec authenticité

Une maison années 30 repensée avec authenticité



Une maison années 30 repensée avec authenticité 1

Catherine Bocquin, 31 ans, vient d’accoucher de son deuxième enfant et de terminer ses études d’architecture d’intérieur par correspondance. Le moment rêvé pour s’agrandir et se confronter à un premier chantier grandeur nature ! À Saint-Martin-d’Hères, commune limitrophe de Grenoble où elle habite déjà dans un appartement en location, la famille entreprend les recherches d’une maison dans l’ancien. « Celle-ci était la troisième que nous visitions et elle a été comme une évidence. Nous avons ressenti ses bonnes ondes, nous nous y sommes sentis bien tout de suite en dépit de son état », se remémore la jeune femme. En effet, si l’enveloppe de pierres est saine, en revanche, l’intérieur qui n’a connu aucune rénovation, est totalement défraîchi. Mais le jeune couple se lance avec énergie dans les travaux. Monsieur bricole, madame décore, et, huit mois après, la bâtisse renaît dotée du charme d’une maison de famille où l’on se sent bien.

Aurélien Vivier
Coup d’œil
Qui vit ici : Catherine et Arnaud Bocquin ainsi que leurs deux enfants Baptiste et Agathe
Emplacement : Saint-Martin-d’Hères, près de Grenoble
Superficie : maison de 100 m² sur 200 m² de jardin
Début des travaux : 2016
Durée des travaux : 8 mois
Architecte d’intérieur
: Catherine Bocquin
Budget : 60 000 euros

Crédit photos : Aurélien Vivier

Catherine BOCQUIN

Avant. « Nous n’avons fait qu’une seule visite et avons su que ce serait celle-là », affirme Catherine, photos à l’appui. « Cette maison des années 30 dégageait quelque chose d’indéfinissable. On a ressenti tous les deux la même chose et mon mari, qui de coutume a du mal à se projeter, m’a lancé au milieu de la visite : “Alors, on l’achète ?” »

Aurélien Vivier
Après. Jusqu’alors le couple ne s’était jamais confronté aux travaux mais, à la faveur de ce projet, chacun a peaufiné ses talents : « Arnaud a attrapé le gêne du bricolage, et moi j’ai mis en pratique ma formation », poursuit-elle. Une expérience probante puisque la jeune femme a réalisé les plans, géré l’intervention des différents corps de métiers – plombier, électricien, maçon – puis s’est attelée avec une joie non dissimulée à la décoration.
Agnès Carpentier
Avant. La maison des années 30 est entourée d’un petit jardin. Comme cela se faisait souvent à l’époque, les pièces de vie n’y étaient pas connectées mais s’épanouissaient au premier étage. Au second se trouvaient deux grandes chambres. « Le rez-de-chaussée qui n’était pas aménagé avait uniquement un accès jardin. Il servait d’atelier aux anciens propriétaires ainsi que de pièce de stockage pour les fruits et légumes », précise la jeune femme.

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Agnès Carpentier

Après. Pour améliorer le confort de vie de cette maison presque centenaire et totalement dans son jus, il a fallu repenser et réorganiser l’espace dans sa globalité : casser un porteur pour rattacher cuisine et séjour, déplacer la salle de bains à l’étage et même remplacer l’escalier !

« Nous avons souhaité aménager un accès vers le rez-de-chaussée depuis l’intérieur de la maison en utilisant la cage d’escalier existante car nous voulions anticiper l’aménagement d’une buanderie ainsi qu’une chambre avec salle d’eau pour notre fils à l’étage inférieur. Comme au R+1, les toilettes se trouvaient à l’origine sous l’escalier, nous les avons déplacées à l’entrée. Nous avons dû commander la fabrication d’un escalier plus compact pour parvenir à les loger », explique Catherine.

Aurélien Vivier
Il fallait retrouver du cachet dans cette entrée peu large et désuète. La jeune femme l’a illuminée grâce à une verrière qui communique avec le salon et a fait changer la porte d’entrée par un modèle vitré. Le sol a été paré de lames de PVC à emboîter, imitation carreaux de ciment, « une solution facile à poser, peu coûteuse, résistante et qui fait illusion », explique la jeune femme. Le nouvel escalier, en pin et barreaux métalliques, a été repeint par ses soins tandis qu’elle a dessiné un buffet réalisé sur mesure par son père et son oncle pour ranger les chaussures de la famille. Deux éléments de finition lui sont particulièrement chers : « La suspension blanche dans l’esprit japonais car j’adore ce style plein de légèreté et le bleu canard, ma couleur fétiche depuis mes 5 ans ! », nous dévoile-t-elle.

Sol en lames de PVC à emboîter imitation carreaux de ciment : Saint Maclou ; Peinture bleue : nuancier Tollens, AT 68-5 bleu canard

Catherine BOCQUIN

Avant. Voici le salon tel que l’ont découvert Arnaud et Catherine Bocquin lorsqu’ils ont visité la maison la première fois.

Aurélien Vivier
Après. Exit les couleurs foncées ! Catherine a repensé son salon dans une palette de teintes douces et claires, propices à la détente.

« Je conçois l’intérieur comme le reflet d’une personne. Mon désir est que celui-ci devienne un lieu de ressourcement et de bien-être pour ceux qui y vivent », justifie-t-elle. Et de poursuivre : « Une base neutre et intemporelle me permet aussi de changer de déco souvent car j’ai besoin que ma maison me corresponde. Cet hiver, pour réchauffer l’ambiance j’ai eu subitement envie de touches de rose par exemple. »

Aurélien Vivier
Selon Catherine, s’il y a un élément à ne pas dédaigner pour sublimer un lieu, c’est bien la suspension. « C’est l’œuvre d’art d’une pièce », affirme-t-elle sans détour. Dans le salon, une boule japonaise en papier, rappelant celle de l’entrée, a été équipée d’un cordon rouge par Catherine pour lui apporter une note originale.

Autre astuce, le buffet employé en guise de meuble TV : « Le mobilier dédié était trop petit. Nous avons commandé en ligne cette enfilade et avons percé des passe-câbles à la scie cloche », poursuit-elle.

Meuble TV : La Redoute ; Canapés : Maisons du Monde et Jalouse Maison ; Peinture mur salon : nuancier Tollens, AT 143-3 Vert Spa

Aurélien Vivier

Fasciné par l’Asie et sa « spiritualité apaisante », la jeune femme s’est offert ce petit gong qui trône près du téléviseur. Quant à la chouette, elle fait partie de ces petits objets peu coûteux qu’elle change régulièrement car « ils apportent une touche de fantaisie et accrochent le regard ».

Aurélien Vivier

Le couple avait 60 000 euros pour rénover et aménager cette maison de 100 m², aussi a-t-il fallu faire preuve d’astuce. Pour Catherine que l’on aperçoit en train de feuilleter un magazine au salon, cela ne représentait pas une contrainte mais plutôt un jeu : « J’adore dénicher des idées d’aménagement à bas coût et les muer en éléments de design. À partir de meubles chinés souvent. À chaque fois j’ai l’impression d’être Indiana Jones trouvant un trésor », plaisante-t-elle.

Aurélien Vivier
Aurélien Vivier
Pour encadrer son canapé, la jeune femme a par exemple chiné deux meubles de métier, l’un en métal qu’elle a rénové d’un coup de peinture en bombe, l’autre en bois : « Un meuble de pharmacie encore rempli de fiches », raconte-t-elle.

Et comme Catherine aime souvent changer de décoration, elle a placé une longue cimaise à tableaux derrière le canapé, ce qui lui permet de varier régulièrement les encadrements sans devoir percer les murs.

Catherine BOCQUIN

Avant. L’ancienne cuisine qui donne sur le jardin par un balcon a été transformée en salle à manger.

« Suite à l’avis d’un architecte, nous avons fait abattre un mur porteur grâce à la pose d’un HEA entre l’ancienne cuisine et le salon, afin de créer une grande pièce de vie », explique l’architecte d’intérieur.

Aurélien Vivier
Après. Une fois le faux plafond de la pièce de vie déshabillé, le couple a eu la bonne surprise de gagner 20 cm de hauteur. « Nous avons mis à profit cette hauteur sous plafond pour isoler phoniquement et thermiquement. Arnaud a appris sur le tas pour reposer un faux plafond avec des rails et du Placo en le fixant sur les solives de l’étage. Le plafond culmine aujourd’hui à 2,70 m », poursuit-elle.

Dans la cuisine en revanche, le plafond dû être abaissé afin de pouvoir créer à l’étage assez de pente pour l’évacuation de la douche. « Ces différences de hauteur sont intéressantes pour segmenter les espaces dans la pièce de vie », indique-t-elle.

Catherine BOCQUIN

Avant. À ce niveau, l’ancienne salle de bains a été transformée en cuisine. Une nouvelle salle d’eau a été aménagée à l’étage, à côté des chambres.

Catherine se remémore : « Cette salle de bains était vraiment dans son jus, avec une porte vitrée de verre granité jaune. Il n’y avait jamais eu de travaux et nous sommes seulement les troisièmes propriétaires de cette maison. »

Aurélien Vivier
Après. Pour donner une identité propre et marquante à sa cuisine, Catherine a eu envie de jouer sur le noir et le style indus’, l’un des styles qu’elle affectionne de longue date, même si elle reconnaît aujourd’hui l’utiliser avec davantage de parcimonie.

« J’ai eu le coup de cœur pour ce modèle de cuisine de la grande distribution avec les poignées coquilles et les portes moulurées vintage. Le choix du noir m’a permis de bien démarquer l’espace cuisine. Pour garder de la luminosité, nous avons employé des plans et crédences clairs, des meubles hauts vitrés et avons conservé la petite fenêtre de la salle de bains », explique-t-elle.

Cuisine : Ikea

Aurélien Vivier
Ce qu’elle préfère dans sa cuisine ? « La crédence en vrais carreaux de ciment car ils apportent peps et graphisme ! » Catherine aimait ces carreaux qui contiennent son bleu préféré bien avant d’avoir sa maison à elle, aussi a-t-elle foncé les acheter dès qu’elle a su où les placer et les a installés avec l’aide de son mari.

Carreaux de ciment : Castorama

Aurélien Vivier

Pour accueillir amis et famille, la jeune femme a souhaité une grande table pour 10 convives. Un choix qui lui a permis également d’exprimer sa passion pour les chaises de designers !
« J’aime chiner sur les sites de seconde main (le bon coin, Selency…) des trésors comme ces chaises de Marcel Breuer que j’affectionne beaucoup… et étant une passionnée d’assises, j’aime mixer différents modèles », explique-t-elle.

Aurélien Vivier
Dans la salle à manger, le vaisselier a été chiné par le père de Catherine à son attention. Quand il l’a ramené, elle a constaté qu’il était exactement de la couleur dont elle venait de repeindre le mur : « Un vert-de-gris qui tire sur le vert dans la journée et le gris le soir. J’aime les peintures qui changent de couleur en fonction de la journée et qui font vivre les murs », précise la jeune femme.

Quand au meuble industriel sur la droite, il était déjà dans le garage du père de Catherine à l’époque où il exerçait encore le métier de garagiste.

Table : La Redoute ; Chaises : Eames (blanches) et Marcel Breuer (noires) ; Suspension : Ikea ; Suspension cuisine : Sklum

Aurélien Vivier

La jeune femme s’est aménagé un petit bureau dans un coin de la salle à manger avec des meubles chinés. Pour éclairer le coin sombre et travailler « avec vue », elle a installé après coup ce miroir triptyque qui lui donne un air de coiffeuse vintage. « Je me sens bien dans l’ancien, entourée de mobilier authentique qui a une histoire à raconter. Il en va de même pour notre chez-nous : nous nous visualisions uniquement dans de l’ancien », affirme-t-elle.

Agnès Carpentier

Avant. Tandis que nous montons à l’étage pour poursuivre la visite, la pro nous explique qu’à l’origine, il était occupé par deux chambres et des toilettes.

Agnès Carpentier

Après. Le but du couple était de faire remonter la salle de bains à l’étage.

Catherine BOCQUIN

Avant. Le coup de cœur pour cette maison s’est fait en bonne partie dans la chambre principale : « Nous vivions en appartement avec de petites pièces et lorsque nous avons vu cette grande chambre de 16 m², elle nous a fait rêver, même dans l’état dans lequel elle se trouvait. C’est d’ailleurs adossé à cette fenêtre qu’Arnaud m’a dit : “Alors, on l’achète ?” », se souvient Catherine.

Aurélien Vivier
Après. Aujourd’hui, la chambre parentale est lumineuse et peuplée des notes déco préférées la pro. Les suspensions en papier et le couvre-lit fleuri s’inspirent du style japonisant. Les meubles vintage – tel le banc d’école, les tables de nuit, le serviteur muet ou encore le miroir psyché – parlent à la jeune femme en quête d’authenticité.

Suspension : Ikea ; Tableaux : Desenio ; Draps : 3 Suisses ; Lampadaire : Atmosphera

Aurélien Vivier

« C’est vrai, j’ai fait mon égoïste en choisissant la grande chambre mais j’assume. Depuis que je suis toute petite j’ai toujours eu des chambres minuscules alors avec Arnaud nous nous sommes fait vraiment plaisir cette fois », plaisante-t-elle.

Aurélien Vivier
Pour personnaliser sa chambre, la jeune femme a suivi son instinct : « J’avais d’abord choisi ce bleu vert grisé en tête de lit. Puis je me suis laissée aller à mes envies de rose. Je suis très contente du résultat car il révèle le vert/gris par contraste. »

Quand la sœur de Catherine leur a rendu visite, elle a d’ailleurs flashé sur ce bleu : « C’est une teinte du nuancier Tollens appelé Vert Espérance. Elle en a même repeint un pan de mur de son salon », nous glisse la pro.

Peinture mur chambre : nuancier Tollens ; AT 143-5 mur végétal

Aurélien Vivier

Puis les astuces ont ensuite aidé à pallier le budget restreint. Ainsi pour se procurer la tête de lit en cannage qui lui plaisait tant, elle l’a tout simplement réalisée en agrafant du cannage d’osier en rouleau sur des tasseaux de bois peints en noir. « J’en ai eu pour moins de 100 euros », affirme-t-elle.

Aurélien Vivier

De même comme les belles suspensions sont souvent hors de prix, encore plus lorsque l’on souhaite quelque chose d’imposant et d’original, Catherine a une fois de plus fait jouer la débrouille : « J’ai eu l’idée d’associer trois boules japonaises Ikea sur lesquelles j’ai adapté du câble électrique acheté par ailleurs. J’ai réalisé cette composition pour moins de 20 euros », révèle-t-elle.

Catherine BOCQUIN

Avant. Voici la seconde chambre lors de la première visite. Celle-ci a dû être un peu réduite afin de créer une salle de bains à l’étage.

Aurélien Vivier
Après. Aujourd’hui il s’agit de la chambre des deux enfants de Catherine et Arnaud : Baptiste, 10 ans, et Agathe, 5 ans et demi.

Le parquet existant a été teinté et vitrifié par Catherine. Elle a également décapé et repeint l’armoire parisienne qu’elle a chinée pour ranger leurs affaires.

Aurélien Vivier

Un papier peint en noir et blanc anime le fond de la pièce et lui apporte de la perspective. « J’ai travaillé sur un camaïeu de gris car une chambre d’enfants, c’est vite bariolé ! », explique Catherine.

Aurélien Vivier

Son fils dispose d’un lit cabane, sa fille d’un lit en rotin plein de souvenirs : « Il vient du Vietnam et nous a été donné par la meilleure amie de ma mère. C’est un meuble très ancien et le rotin est un matériau vraiment résistant », nous apprend-elle.

Aurélien Vivier
Fin de la visite dans la nouvelle salle de bains, qui comme la cuisine, joue sur des codes industriels. Catherine a veillé à l’équiper avec des essentiels : « une grande douche à l’italienne et des toilettes bien dissimulées derrière ! ».

Elle désirait également un meuble double vasque pour que la famille ait plus de confort à l’usage et l’a réalisé elle-même à partir d’une commode aux poignées coquille, d’un plan en stratifié et de vasques à poser.

Meuble vasque : Commode Conforama équipée de vasques

Aurélien Vivier
Nouvelle astuce petit prix, le miroir industriel : « Ce n’est pas un triptyque ! ce sont trois miroirs individuels à 15 euros chez Leroy Merlin qui ont été associés », affirme-t-elle. Quant aux appliques, elles les a fabriquées avec de vieux bocaux.

Aujourd’hui Catherine et sa famille se sentent bien dans cette maison de famille à leur image. Quand on demande à la jeune femme si elle y projette son avenir, elle nous expose ses projets : « Cette rénovation m’a confortée pleinement dans ma profession d’architecte d’intérieur et décoratrice. Nous adorons notre maison mais devrons partir tôt ou tard car il me faudrait un vrai bureau pour recevoir mes clients. Nous rêverions de restaurer une maison de maître avec une ancienne véranda, mais pour l’heure, nous sommes en train d’installer notre fils aîné dans sa nouvelle chambre en rez-de-jardin. »

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